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- Paris prêt à aider Aung San Suu Kyi
- Birmanie: une assistante médicale rend visite à Mme Suu Kyi
- Perspectives économiques "peu encourageantes" malgré des reserves
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Paris prêt à aider Aung San Suu Kyi AFP _11 mai 2009
La France est
prête à apporter une aide médicale à Aung San Suu Kyi dont l'état de santé se
serait dégradé, a déclaré aujourd'hui la secrétaire d'Etat française chargée
des droits de l'Homme, Rama Yade, en appelant à nouveau Rangoon à rendre sa
liberté à l'opposante birmane. "Je suis très inquiète des informations
faisant état d'une dégradation de l'état de santé de Mme Aung San Suu Kyi et de
la détention de son médecin", affirme dans un communiqué Rama Yade.
"Il est de
la responsabilité des autorités birmanes d'assurer que la prix Nobel de la paix
ait accès à un traitement médical adéquat" et "la France est prête à
apporter toute aide matérielle et médicale susceptible d'améliorer l'état de santé
de Mme Aung San Suu Kyi", a-t-elle ajouté.
La France
"rappelle l'exigence exprimée par l'ensemble de la communauté
internationale d'une libération immédiate de Mme Aung San Suu Kyi, ainsi que
des autres prisonniers politiques. Elle invite les Etats asiatiques à se joindre
à cet appel qui, plus que jamais, revêt un caractère d'urgence", précise
le communiqué de Rama Yade. Selon Nyan Win, porte-parole de son parti, la Ligue
nationale pour la démocratie (LND), Aung San Suu Kyi, 63 ans et assignée à
résidence depuis 2003, n'est "pas en bonne santé", ne peut manger, a
une tension faible et est déshydratée. Des témoins ont indiqué que le régime
militaire birman avait autorisé une assistante médicale à entrer lundi dans la
résidence de l'opposante.
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Birmanie: une assistante médicale rend visite à Mme Suu Kyi Romandie News_10 mai 2009
Le régime
militaire birman a autorisé une assistante médicale à entrer lundi dans la
résidence où l'opposante Aung San Suu Kyi est maintenue en isolement à Rangoun,
selon des témoins. Depuis la semaine dernière, le parti de Mme Suu Kyi est
"très inquiet" pour la santé de la lauréate du prix Nobel de la paix
qui souffrirait d'hypotension et de déshydratation.
Son médecin
personnel, Tin Myo Win, a été arrêté jeudi pour une raison inconnue et,
vendredi, c'est l'assistante de ce médecin, Pyone Moe Ei, qui s'est rendue au
domicile de Mme Suu Kyi et l'a placée sous perfusion.
Cette assistante
n'a pas été autorisée à retourner voir l'opposante pendant le week-end. Lundi,
Pyone Moe Ei est entrée dans la résidence à l'heure du déjeuner et s'y trouvait
toujours trois heures plus tard, selon des témoins. Mme Suu Kyi, 63 ans,
secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal
parti d'opposition en Birmanie, est assignée à résidence depuis 2003. Au total,
la "Dame" de Rangoun a été privée de liberté pendant plus de 13 des
19 dernières années.
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Perspectives économiques "peu encourageantes" malgré des reserves Romandie News_11 mai 2009
Les réserves en
devises étrangères de la Birmanie sont estimées à 3,6 milliards de dollars mais
la junte au pouvoir n'utilise pas ces fonds pour aider la population et les
perspectives économiques "apparaissent peu encourageantes", selon un
rapport publié lundi.
Les réserves en
devises étrangères ont atteint ce niveau record en Birmanie grâce à de robustes
exportations de gaz naturel, indique un rapport annuel du Fonds monétaire
international (FMI) que s'est procuré le Financial Times. Mais le ralentissement
économique mondial et le cyclone Nargis, qui a fait 138.000 morts ou disparus
l'année dernière en Birmanie, ont ramené le taux de croissance à environ 4,5%,
contre 5,5% en 2007, selon ce document qui n'a pas été officiellement publié.
Les dépenses sociales
en Birmanie restent les plus faibles d'Asie, alors que les généraux au pouvoir
poursuivent des projets gigantesques comme l'agrandissement de la nouvelle
capitale Naypyidaw, ajoute le rapport qui évalue l'inflation à 30%. Si la
Birmanie ne se débarrasse pas de l'héritage de son passé socialiste, y compris
des taux de change multiples et des contrôles économiques en tous genres, les
perspectives "apparaissent peu encourageantes", avertit le document.
La Birmanie a été
gouvernée par des juntes successives depuis 1962 et, contrairement à ses
voisins d'Asie du Sud-Est, elle s'est peu développée au cours des dernières
décennies. Le pays est, par ailleurs, la cible de sanctions occidentales en
raison de violations répétées des droits de l'Homme et de l'absence de réformes
démocratiques.
Birmanie. L’opposante est très affaiblie et ne
s’alimente plus depuis quelques jours.
PHILIPPE GRANGEREAU
Symbole de la résistance non violente à la junte birmane, l’opposante Aung
San Suu Kyi est souffrante. «On s’inquiète beaucoup pour sa santé»,
s’alarme son porte-parole. La Prix Nobel de la paix (1991), en résidence
surveillée depuis des années dans sa vaste maison de bois de Rangoun, ne
s’alimente plus depuis plusieurs jours. Elle est «déshydratée» et «sa
tension serait trop basse», s’inquiétait ce week-end un responsable de son
parti, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD). L’assistant de son médecin
habituel, qui s’est rendu à son chevet, a placé une intraveineuse sur sa
célèbre patiente. Mais, Tin Myo Win, le médecin traitant de l’opposante de
64 ans, a été arrêté jeudi et n’a pas été autorisé à l’ausculter depuis
lors.
Depuis près de vingt ans, Rangoun est le théâtre d’un bras de fer bien
inégal entre la dictature, qui sévit depuis 1962, et cette dissidente
inflexible dont les militaires n’osent pas se débarrasser pour de bon. La junte
est soupçonnée d’avoir essayé d’attenter à sa vie voilà quelques années - mais
en simulant un incident car un assassinat flagrant de la dissidente pourrait
précipiter une révolution.
Aung San Suu Kyi est en effet la fille du héros et père fondateur de
l’indépendance de la Birmanie, autrefois colonie britannique. C’est pour cela
que l’effigie de son père, le général Aung San, figure sur les billets de
banque. Intouchable, la Prix Nobel n’en est pas pour autant invulnérable. Dans
ce contexte, sa soudaine maladie est loin d’être anecdotique.
Natation. L’incarcération du médecin personnel
de la démocrate birmane est peut-être liée à l’épisode rocambolesque qui a
précédé. Le valeureux combat de la «Dame de Rangoon» inspire beaucoup en
Occident, où les comités de soutiens sont nombreux. L’un de ses supporteurs,
John William Yeattaw, un Américain de 53 ans arrivé en Birmanie avec un
visa de touriste, est parvenu la semaine dernière à entrer clandestinement dans
la demeure d’Aung San Suu Kyi, qui est située sur les berges du grand lac Inya,
au cœur de la ville.
En dépit d’une surveillance policière très étroite, Yeattaw aurait passé
deux jours dans la maison entourée de végétation qui sert de prison à la
dissidente ; il y est parvenu à la nage, en traversant une partie du lac, sur
une distance de deux kilomètres. Le champion de natation s’est fait prendre
mercredi à 5 h 30 du matin, alors qu’il repartait par la voie nautique, en
s’aidant cette fois-ci d’un bidon lui servant de bouée. La police, qui a
confisqué sur lui une lampe torche, un appareil photo et 200 dollars
(150 euros), soupçonnerait le médecin de l’opposante de l’avoir aidé.
«Ces Américains sont un peu aventureux !» s’est exclamé vendredi Kyi Win,
l’avocat de Aung San Suu Kyi, en affirmant que le nageur avait agi «de sa
propre initiative».
Ces événements surviennent alors que l’opposante, au terme du texte de loi
invoqué par la junte pour justifier sa détention, devrait théoriquement être
libérée à la fin du mois. La leader de la NLD a néanmoins toutes les chances de
voir sa détention prolongée sous un prétexte ou un autre.
Son parti avait remporté haut la main les élections organisées par le
pouvoir en 1990. Pris de court, les militaires avaient alors annulé le scrutin.
Depuis, l’opposante a passé treize des dix-neuf dernières années à se morfondre
en résidence surveillée où elle vit presque totalement ignorée. Le général Than
Shwe, président du Conseil d’Etat pour le développement et la paix (CEDP,
l’appellation officielle de la junte), avait proposé de rencontrer Aung San Suu
Kyi en octobre 2007. Elle a refusé car les militaires exigeaient qu’elle
renonce à ses appels à l’imposition de mesures de rétorsion plus dures sur le
pays. L’Union européenne et les Etats-Unis ont infligé des sanctions il y a
plus de dix ans, qui ont été renforcées après la répression en 2007 d’un
mouvement de protestation conduit par des moines bouddhistes.
Esquiver. Mais comme le constatait ce mois-ci
la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, ces mesures n’ont eu «aucune
influence sur le cours des choses», et notamment sur le nombre de
prisonniers politiques, estimé à environ 2 100. Les généraux au pouvoir, qui
malgré tout souhaitent esquiver des sanctions internationales plus draconiennes
encore, ont promis de lancer une «feuille de route vers la démocratie» devant
déboucher sur des élections plurielles en 2010. La NLD et de nombreux
gouvernement occidentaux y voient une énième tactique dilatoire de la junte
militaire pour rester au pouvoir.
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- Un Américain arrêté après être entré dans la maison de Suu Kyi
- Dans l'"enfer du jeu" birman
- L'opposition birmane pour les sanctions
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Birmanie: un Américain arrêté après être entré dans la maison de Suu Kyi Romandie_5 mai 2009
Un Américain a
été arrêté en Birmanie après avoir traversé un lac à la nage et être entré
"secrètement" dans la résidence où la célèbre opposante Aung San Suu
Kyi est maintenue en isolement depuis 2003, a rapporté jeudi le quotidien du
régime militaire, New Light of Myanmar. Selon des témoins, les mesures de sécurité
ont été renforcées jeudi autour de la maison de Mme Suu Kyi à Rangoun et une
vingtaine de policiers se trouvaient encore dans la matinée à l'intérieur du
périmètre de la demeure délabrée.L'intrus, appréhendé après s'être caché dans
la résidence de Mme Suu Kyi, a été identifié par les autorités birmanes comme
étant John Willian Yeattaw, détenteur d'un passeport américain et qui est
arrivé à Rangoun avec un visa de touriste le 2 mai, selon le New Light of Myanmar.
Installé au
Beauty Land Hotel, l'Américain s'est mis à nager "dans la nuit du 3
mai" en direction de la maison de Mme Suu Kyi, située au bord du lac Inya,
a indiqué le New Light of Myanmar, ajoutant que le touriste est ensuite
"entré secrètement dans la résidence" où il est resté jusqu'à
"la nuit du 5 mai". L'étranger a été "arrêté par la force de
sécurité" alors qu'il "repartait à la nage" sur le lac "à
l'aide d'une bonbonne d'eau potable de cinq litres", a précisé le quotidien.
Une enquête a été ouverte par les autorités qui ont "confisqué son
passeport, un havresac noir, une torche électrique, des pinces, un appareil
photo et des billets de banque américains et birmans", a encore indiqué le
New Light of Myanmar.
Mme Suu Kyi, 63
ans, secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND),
principal parti d'opposition en Birmanie, est assignée à résidence depuis 2003.
Au total, la lauréate du prix Nobel de la paix a été privée de liberté pendant
plus de 13 des 19 dernières années. Nyan Win, porte-parole de la LND, a réagi à
l'annonce des autorités en "s'inquiétant pour la sécurité de Mme Suu
Kyi". Cette affaire met en lumière "la faiblesse" des mesures de
sécurité autour de cette résidence, a déclaré à l'AFP Nyan Win. L'ambassade des
Etats-Unis à Rangoun a indiqué qu'elle cherchait à en savoir plus sur cette
affaire rocambolesque. "Nous avons vu l'article (de presse) ce
matin", a déclaré un porte-parole américain, ajoutant: "Nous n'avons
pas d'autres informations. Nous essayons d'en savoir plus". L'ordre
d'assignation à résidence de Mme Suu Kyi expire à la fin mai. La LND a
cependant indiqué cette semaine que la junte birmane avait rejeté une procédure
d'appel contre la détention de l'opposante.
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Dans l'"enfer du jeu" birman Le Monde_5 mai 2009
Un ciel de
mousson roule de sombres nuages sur la frontière entre la Chine et la Birmanie.
Le passeur a garé sa voiture quelques centaines de mètres avant les bâtiments
de la douane chinoise. A gauche, un sentier taillé dans la pinède se faufile
vers le Myanmar (nom donné par la junte en 1989 à l'ancienne Union de
Birmanie). Quelques centaines de mètres plus loin, un panneau blanc frappé de
grands caractères chinois de couleur noire prévient tous ceux qui oseraient
s'aventurer plus avant : "Il est strictement interdit de franchir la
frontière !"
Mais le passeur,
suivi de notre groupe composé surtout de Chinois venus s'encanailler dans ce
territoire minuscule contrôlé par des combattants indépendantistes de l'ethnie
kachin, franchit allégrement la portion de barbelés écrasés qui marque la
frontière. Quelques mètres plus bas, devant un dépôt d'ordures, une guérite
vide signale que l'entrée en Birmanie s'effectue dans une zone placée sous la
férule de la New Democratic Army-Kachin (NDA-K), une guérilla qui a signé en
1989 un cessez-le-feu avec les généraux de Rangoun.
Pangwa n'est pas
une destination touristique. C'est un méchant bourg, mélange de maisons de bois
et de baraques en béton étalées sur les collines, dominé par la flèche d'or
d'un grand stupa bouddhiste. Le petit groupe de jeunes Chinois rigolards venu
ici éprouver le frisson d'une aventure bon marché a pris ces risques calculés
pour une raison simple : à Pangwa, comme plus au sud, dans ces zones frontalières
contrôlées par des groupes d'ex-insurgés, des casinos clandestins ont fleuri
depuis le début des années 2000.
Contrôlé par des
mafieux de Chine qui "arrosent" garde-frontières et fonctionnaires
chinois tout en versant une dîme à la guérilla, le casino porte le nom de
"Palais ensoleillé". C'est en fait une grande salle éclairée aux
néons où l'on trouve une douzaine de tables miteuses flanquées de jeunes
croupières annonçant d'une voix flûtée - en chinois - "Faites vos jeux,
rien ne va plus !" dans une ambiance de lupanar provincial. Les clients
sont presque tous venus de Chine - le casino est ouvert 24 heures sur 24 - et
ont l'apparence de petits-bourgeois. Le seul joueur birman, un homme au visage
sombre, vêtu du traditionnel longyi, jette ses jetons sur le tapis vert. Un
autre client, crâne rasé couturé de cicatrices, phalanges tatouées de signes
mystérieux, tranche dans ce décor pour demi-sel : il a disposé devant lui des
plaques de 1 000 yuans (environ 100 euros) et joue gros. Au bout d'un moment,
il se lève, allume une cigarette et lâche en sortant : "Je viens de perdre
50 000 balles !"... Autour des tables de ce jeu compliqué, sorte de
black-jack à la chinoise où le parieur joue des numéros contre la banque,
fourmillent des contrôleurs badgés avec patronyme et photo.
Des
garde-chiourmes en uniforme et au faciès peu amène complètent le dispositif :
voici l'"enfer du jeu" à la birmane. Macao est loin ! D'ailleurs,
c'est parce que les casinos sont interdits en Chine, sauf dans l'ancienne
colonie portugaise rendue à la République populaire en 1999, que des maisons de
jeux ont essaimé dans les pays frontaliers, Birmanie, Laos, Vietnam..angwa est
un drôle de patelin : habité par des commerçants chinois, peuplé de Kachin
débonnaires, la petite ville est gardée par de souriants guérilleros en tenue
de camouflage qui arpentent les rues, fusil-mitrailleur à l'épaule. Ici, on
compte presque autant d'églises que de casinos. Un legs des missionnaires
européens qui ont commencé dans ces contrées leur travail d'évangélisation à la
fin du XIXe siècle. Le dimanche, c'est fête dans la nouvelle demeure de
"Notre-Seigneur Jésus", où le pasteur baptiste officie devant une
salle comble, vêtu d'une grande chasuble blanche et d'une curieuse toque bleue.
Dehors veillent une poignée de jeunes guerriers.
Cette atmosphère
paisible, à mille lieues du climat sulfureux des casinos, cache une réalité des
plus terrifiantes : un jeune Chinois raconte que, récemment, des joueurs qui
avaient "perdu des sommes importantes" se sont fait assassiner par
les sbires de la mafia des casinos. "Ils avaient menacé d'aller dénoncer
les patrons auprès des autorités chinoises", explique-t-il. Un site
d'information en ligne basé en Thaïlande, le Kachin News Group (KNG), a
confirmé en janvier que le casino de Chang Ying Hku, situé plus bas dans la
vallée contrôlée par la NDA-K, a été fermé sous pression chinoise après
"la récente disparition ou le meurtre de 80 parieurs". Ici, rien ne
se fait sans l'aval de Pékin et des entrepreneurs chinois, seuls investisseurs.
Des rumeurs
épouvantables circulent sur le traitement infligé aux mauvais perdants qui ne
peuvent plus rembourser les sommes prêtées par les usuriers des casinos. Ces
zones servent aussi de prison pour de jeunes Chinois que des gangsters ont attirés
sur ces terres sans foi ni loi, soit pour les inciter à jouer, soit pour leur
proposer du travail. Selon le Shanghai Daily, plusieurs dizaines d'adolescents
originaires du Shanxi, au sud-ouest de Pékin, ont été kidnappés et ont passé
plusieurs semaines dans des culs de basse-fosse avant d'être libérés contre
rançon. L'agence de presse Chine nouvelle a cité le cas de 19 d'entre eux,
relâchés contre plusieurs milliers d'euros par tête. Ces scandales ont poussé
les autorités chinoises à faire pression sur les guérilleros birmans. Les
policiers chinois sont intervenus à Maijiayang, au sud de Pangwa, dans ce
territoire sous contrôle de la Kachin Independant Army (KIA), qui a signé des
accords de cessez-le-feu en 1994 avec Rangoun. Selon le quotidien Les Nouvelles
de Pékin, tous les casinos de la zone ont été fermés après de délicates
négociations entre autorités chinoises et seigneurs de guerre locaux. A un
moment, ces derniers ont même menacé de renvoyer dans le Yunnan tous les
Chinois qui ne disposaient pas de papiers en règle. En début d'année, 5 000
employés des casinos, des parieurs, des boutiquiers ont plié bagages.
Les responsables
de la KIA ont cependant nié toute implication dans les kidnappings. Une
affirmation peu crédible quand on sait que le jeu repose sur un système bien
rodé, comme l'explique notre passeur : "Les propriétaires des casinos
reversent une partie de leurs gains aux guérilleros, qui vivent entre autres de
la location des salles de jeux aux mafieux. Ils graissent la patte aux gardes-frontières
pour que ceux-ci espacent leurs patrouilles le long de la frontière."
Avant le poste-frontière de Pangwan, un panneau témoigne des intentions du
gouvernement chinois, inquiet de voir les fonctionnaires corrompus aller
claquer en Birmanie insurgée l'"argent du peuple". "Les
contrevenants seront punis de peine de trois ans de prison et les
fonctionnaires subiront des sanctions disciplinaires", annonce-t-il. On ne
peut pas ignorer la menace : l'affiche domine le sentier où se faufilent,
désormais en nombre plus réduit, les Chinois tenaillés par le démon du jeu.
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L'opposition birmane pour les sanctions AFP _5 mai 2009
Deux importantes
figures de l'opposition birmane ont écrit à la secrétaire d'Etat américaine
Hillary Clinton pour lui demander de maintenir les sanctions contre la junte au
pouvoir tant qu'elle n'aura pas libéré les prisonniers politiques et dialogué
avec l'opposition.
Cette lettre
ouverte est signée Ashin Aww Bar Sa, de l'Alliance de tous les moines
bouddhistes de Birmanie, et Tun Myint Aung, du mouvement étudiant Génération
88. Ils expliquent l'avoir signée dans un endroit secret, craignant d'être
arrêtés. La lettre demande aux Etats-Unis de maintenir les sanctions jusqu'à ce
que la junte libère les prisonniers politiques et entame un dialogue
"sérieux" avec l'opposition.
La junte "se
plaint du fait que les sanctions imposées par les Etats-Unis et les pays
occidentaux appauvrissent les gens, rendent notre pays sous-développé et
détruisent notre économie" mais "soyons clairs: c'est la junte
militaire avec sa politique économique désastreuse, la terreur, la corruption,
le règne de l'illégalité et la mauvaise gestion qui ont fait d'un des pays les
plus riches d'Asie l'un des moins développés du monde", écrivent-ils.
Près de 150
membres de la Ligue nationale pour la démocratie, parti de l'opposante birmane
Aung San Suu Kyi, se sont réunis aujourd'hui à Rangoun pour déterminer si la
LND allait participer aux élections controversées que la junte militaire veut
organiser l'année prochaine.
Une cinquantaine
d'agents en civil ont observé, certains en filmant, l'arrivée des délégués au
siège de la LND pour cette réunion qui doit durer deux jours.
La LND avait
remporté une victoire écrasante à des élections législatives en 1990, mais les
militaires avaient refusé d'honorer les résultats et Mme Suu Kyi, lauréate du
prix Nobel de la paix, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 19
dernières années. Elle est toujours assignée à résidence.
Dans une
intervention à l'ouverture de la réunion, le président de la LND, Aung Shwe, a
dit que les membres du parti discuteraient de "la situation politique
prévalant dans le pays" et de la Constitution adoptée sous l'impulsion de
la junte en 2008 en vertu de laquelle les élections de 2010 seront organisées.
"Le résultat
des discussions déterminera si la LND participera aux prochaines
élections", a dit Aung Shwe en critiquant la Constitution adoptée en force
l'année dernière alors qu'un puissant cyclone ravageait le sud de la Birmanie,
faisant 138.000 morts ou disparus.
Le texte actuel
"a beaucoup de défauts. Le principal objectif de la Constitution vise à
perpétuer le pouvoir de l'armée dans ce pays et, par conséquent, ce n'est pas
acceptable", a souligné le président de la LND.
Aucune date
exacte n'a été annoncée par la junte pour les élections de 2010, qui se
dérouleront sous haute surveillance, mais des diplomates font état
d'indications selon lesquelles elles pourraient avoir lieu en mars.
Les détracteurs
du régime birman qualifient déjà ces élections de "scrutin en
trompe-l'oeil", alors que des centaines d'opposants ont été emprisonnés
depuis les grandes manifestations de 2007 et que la LND n'a pas été associée au
processus politique organisé par les généraux.
Lundi, l'Union européenne a prolongé pour un an ses sanctions contre la junte
birmane, tout en se disant prête à les moduler selon l'évolution de la
situation sur le terrain.
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- Birmanie: réunion des proches de Suu Kyi
- Birmanie, au Sud-Est rien de nouveau
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Birmanie: réunion des proches de Suu Kyi AFP_28 avril 2009
Près de 150
membres de la Ligue nationale pour la démocratie, parti de l'opposante
birmane Aung San Suu Kyi, se sont réunis aujourd'hui
à Rangoun pour déterminer si la LND allait participer aux élections
controversées que la junte militaire veut organiser l'année
prochaine.
Une cinquantaine d'agents
en civil ont observé, certains en filmant, l'arrivée
des délégués au siège de la LND pour cette réunion qui doit durer deux jours.
La LND avait
remporté une victoire écrasante à des élections législatives en 1990, mais les
militaires avaient refusé d'honorer
les résultats et Mme Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix, a été privée
de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années. Elle est toujours
assignée à résidence.
Dans une
intervention à l'ouverture de la
réunion, le président de la LND, Aung Shwe, a dit que les membres du parti
discuteraient de "la situation politique prévalant dans le pays" et
de la Constitution adoptée sous l'impulsion
de la junte en 2008 en vertu de laquelle les élections de 2010 seront
organisées.
"Le résultat
des discussions déterminera si la LND participera aux prochaines
élections", a dit Aung Shwe en critiquant la Constitution adoptée en force
l'année dernière alors qu'un
puissant cyclone ravageait le sud de la Birmanie, faisant 138.000 morts ou
disparus. Le texte actuel "a beaucoup de défauts. Le principal objectif de
la Constitution vise à perpétuer le pouvoir de l'armée
dans ce pays et, par conséquent, ce n'est
pas acceptable", a souligné le président de la LND.
Aucune date
exacte n'a été annoncée par la junte
pour les élections de 2010, qui se dérouleront sous haute surveillance, mais
des diplomates font état d'indications
selon lesquelles elles pourraient avoir lieu en mars. Les détracteurs du régime
birman qualifient déjà ces élections de "scrutin en trompe-l'oeil",
alors que des centaines d'opposants
ont été emprisonnés depuis les grandes manifestations de 2007 et que la LND n'a
pas été associée au processus politique organisé par les généraux.
Lundi, l'Union
européenne a prolongé pour un an ses sanctions contre la junte birmane, tout en
se disant prête à les moduler selon l'évolution
de la situation sur le terrain.
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Birmanie, au Sud-Est rien de nouveau Actu-match_27 Avril 2009
Presque deux ans
après les évènements de septembre 2007 et la répression sanglante des
manifestations de moines bouddhistes en colère par la junte militaire au
pouvoir, le Myanmar vit toujours sous le règne de la terreur.
Des sanctions
économiques, histoire de ne pas oublier. Par un communiqué officiel, l’Union
européenne a annoncé le renouvèlement d’une batterie de mesures pour lutter
contre la dictature qui étrangle le peuple birman. Parmi celles-ci, le gel
d’actifs à destination de membres du régime militaire ou encore des
interdictions de visa prises à l’encontre des proches du pouvoir. Dans sa
déclaration, l’UE appelle à la libération du symbole de la lutte pour la
démocratie, Prix Nobel de la Paix en 1991, Aung San Suu Kyi. Assignée à
résidence depuis le 30 mai 2003, l’avocate de formation devrait être libérée le
27 mai prochain, si le gouvernement militaire de l’Union de Myanmar ne
renouvelle pas sa mise en détention, comme lors des années précédentes…
Une détention illégale
L’Organisation
des Nations Unies a également appelé à la libération immédiate et sans
conditions d’Aung San Suu Kyi, dont l’état de santé a été jugé alarmant à
plusieurs reprises. Cité par Info-Birmanie.org, l’organisation américain
«Freedom Now» a dévoilé en mars dernier les conclusions d’un groupe de travail
des Nations Unies sur la détention arbitraire de la martyre birmane. Pour
celui-ci, le constat est sans équivoque. Non seulement l’emprisonnement d’Aung
San Suu Kyi viole les lois internationales en vigueur quant à la liberté de
parole de l’opposition mais aussi les lois birmanes de mise en détention dans
le cadre de la loi sur la protection de l’Etat qui permet l’assignation à
résidence des opposants au régime pour une durée maximale de cinq ans. Le 13
mars dernier, pour la journée des droits de l’homme en Birmanie, une pétition
mondiale a été lancée pour obtenir la libération des prisonniers politiques du
Myanmar. Après un peu plus d’un mois d’une mobilisation mondiale, elle a déjà
recueilli plus de 250 000 signatures.
Des élections en 2010
Invitée au
dialogue par l’Union Européenne, la dictature birmane n’a pas l’intention de se
conformer aux règles internationales. Après avoir réprimé dans le sang les
manifestations des moines bouddhistes en septembre 2007, elle a interdit aux
organisations humanitaires de venir secourir son peuple en détresse après le
passage du cyclone Nargis en mai 2008. En mars 2010, des élections générales
devraient se tenir, sans garantie aucune sur leur pluralisme. Le 27 mars
dernier, lors de la journée des forces armées, le Général Than Shwe, au pouvoir
depuis 1992, est resté volontairement évasif sur le processus électoral mais a
annoncé qu’il ne tolèrerait aucun trouble...
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- Le rapporteur de l'ONU sur les
droits de l'Homme maintenu
- Finding Freedom
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Birmanie: le rapporteur de l'ONU
sur les droits de l'Homme maintenu 27 mars 2009
NAYPYITAW,
Birmanie — Le Conseil des droits de l'Homme
des Nations unies a renouvelé pour un an vendredi le mandat du rapporteur
spécial des droits de l'Homme en
Birmanie, Tomas Ojea Quintana, et appelé la junte au pouvoir à libérer tous les
prisonniers politiques. Le chef de la junte a de son côté évoqué les élections
prévues pour 2010. La junte militaire avait tenté de mettre fin au travail
de M. Quintana en affirmant que la situation s'était
améliorée dans ce petit pays d'Asie
du Sud-Est. La Chine, la Russie, l'Inde
et d'autres pays asiatiques n'ont
pas soutenu la résolution proposée par l'Europe
vendredi, la jugeant de nature à radicaliser les positions sur la Birmanie.
Des élections
présentées par la junte comme la dernière étape vers la démocratie sont prévues
pour 2010 mais les partis politiques devront remplir certaines conditions pas
encore précisées pour y participer.
Le chef de la
junte, le général Than Shwe, a déclaré vendredi lors d'un
discours à Naypyitaw, la capitale administrative birmane depuis 2005, qu'il
faudrait du temps pour que la démocratie arrive à "maturité". Il a
appelé les partis politiques à éviter la "diffamation" et les
"troubles à l'ordre public"
ainsi que les "attaques personnelles". Le gouvernement donnera son
feu vert aux partis faisant preuve de "maturité", a-t-il ajouté.
Le général âgé de
76 ans, qui s'exprimait à l'occasion
de la Journée de l'Armée, a passé les
troupes en revue. Plus de 13.000 militaires ont participé à la parade qui s'est
déroulée comme d'habitude sous haute
sécurité, à l'abri des regards du
public.
La Birmanie est
dirigée par des militaires depuis 1962. La junte actuelle a pris le pouvoir en
1988 après avoir violemment réprimé un soulèvement en faveur de la démocratie. Elle
a refusé de reconnaître la large victoire de la Ligue nationale pour la
démocratie (LND) aux élections législatives de 1990. La dirigeante de la LND,
Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, a passé 13 des 19 dernières années
détenue dans sa résidence à Rangoon. La nouvelle Constitution élaborée par la
junte interdit à l'opposante de se
présenter en 2010.
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Finding Freedom Novopress - 16 avr. 2009
Je suis né dans une
zone de guerre civile en Birmanie. Mon père était un soldat révolutionnaire de
l’Union Nationale Karen (KNU) et a lutté contre le régime militaire birman. Ma
mère a toujours pris soin de notre famille mais notre vie quotidienne n’a été
remplie que par la peur, la souffrance et la douleur. Quand j’ai atteint l’âge
de dix ans, mon père a été tué sur le champ de bataille. Cela a été le plus
sombre jour pour notre famille.Ma mère ne voulait pas que son enfant ne
rejoigne le groupe révolutionnaire. La perte de son mari dans la lutte a été
une expérience amère et très douloureuse, elle ne voulait pas perdre son fils
en plus. En ces jours, la plupart des Karens pensaient que pour être un
révolutionnaire, vous deviez être un soldat, vous devez détenir des armes et
lutter pour la liberté et l’autodétermination. Ils pensaient qu’il n’y avait
pas d’alternative à la lutte armée.
à ce moment-là,
je pensais aussi que la lutte armée était la seule façon d’obtenir la liberté.
Je voulais me venger des militaires birmans. Mon père a été tué, mon oncle a
été tué, mon cousin a été tué, mes amis ont été tués et mon peuple ont été
tués, torturés, maltraités et violés par la guerre. J’ai appris des anciens,
que “sans sacrifier ton sang, tu ne seras pas libéré de l’esclavage”. Lutter
est un moyen pour protéger ma famille, mon village, mon territoire et mon
peuple. Quand j’avais quatorze ans, j’ai accompagné mon oncle à la guerre, et
j’ai vu des cadavres, des blessures, de la douleur et de la souffrance. Cette
expérience m’a motivé à devenir un combattant de la liberté.
Lorsque j’ai été
assez vieux, j’ai rejoint le groupe révolutionnaire Karen, mais ma mère ne
voulait pas que j’y prenne part. Elle voulait que je finisse mes études
secondaires dans le camp de réfugiés. Mais elle a cédé car elle ne pouvait pas
m’arrêter. Elle a juste prié Dieu pour moi. J’ai servi deux ans comme
combattant (Freedom Fighter) dans la jungle, dans de mauvaises conditions, sans
nourriture ni abri, et en travaillant dur. Certaines nuits, je faisais de mauvais
rêves. Mais ces difficultés ne m’ont pas arrêter. Après que notre territoire
ait été occupé par l’armée birmane, je suis retourné au camp de réfugiés et
j’ai continué mes études.
Différent mais
toujours un révolutionnaire
Lorsque j’ai
terminé mes études dans le camp de réfugiés de Tham Hin, je me suis entretenu
avec un vieil ami qui travaillait à Bangkok, et il m’a proposé de venir à
Bangkok pour deux mois afin de continuer ma formation. J’étais très heureux de
sortir du camp, et je pensais que ce serait une grande opportunité pour moi,
même si je n’avais aucune idée de la formation que j’allais suivre. C’était
une formation d’organisation de communauté. Avec d’autres, nous avons appris
l’élaboration de réflexions, l’analyse structurelle et l’organisation des
compétences. Cette formation m’a donné beaucoup de nouvelles idées. J’y ai
appris que la lutte armée n’est pas la seule façon d’obtenir nos droits de
liberté et de justice. Nous avons étudié des biographies d’hommes politiques célèbres
et toutes sortes d’histoires que nous n’étions pas à l’école.
Ma vie a changé
maintenant. J’ai évolué et je ne suis plus ce que c’était avant, mais je me
considère toujours comme révolutionnaire. Je veux un grand changement dans ma
communauté. Je veux que mon peuple obtienne la liberté, l’autodétermination et
la justice, le respect de nos droits et une vie sure. La lutte armée n’est pas
la seule solution et j’ai honte d’avoir rechercher uniquement la vengeance. Je
ne veux pas dire que je déteste la lutte armée, je comprends nos combats pour
protéger nos familles et nos enfants, notre peuple et notre territoire. La
chose la plus importante est de disposer d’aptitudes à la pensée
révolutionnaire, pour comprendre les causes profondes du conflit et de construire
une nouvelle justice et une société pacifique.
Il y a deux mois,
ma mère est partie pour les Etats-Unis
Elle est inquiète
pour moi. Beaucoup de gens disent que les personnes déplacées (Internally
Displaced People) et les réfugiés n’ont pas d’avenir. Comme je suis son fils,
elle ne veut pas me voir vieux sans assurance-vie et m’a dit : «Vient en
Amérique et tu deviendras un citoyen américain, tu gagneras de l’argent et tu
pourras retourner en Birmanie et recommencer ton travail. Tu es sur le territoire
thaïlandais sans aucune autorisation et la police thaïlandaise peut t’arrêter à
tout moment. Je m’inquiète tellement.” Je comprends ma mère, et je sais
qu’elle m’aime beaucoup. Je lui ai juste dit : “Maman ne t’inquiète pas pour
moi.” La citoyenneté américaine ne peut pas me donner mon assurance-vie de
toute manière. J’ai foi en Dieu, et Il est le seul qui peut me donner une
assurance vie. Je ne sais pas ce qui va se passer demain, mais maintenant je
suis ici pour travailler et servir mon peuple, et accomplir mon rêve en lui
assurant une certaine avenir. Mon avenir n’est pas dans l’acquisition de
propriétés, ni dans une vie de luxe. Mon avenir est dans la lutte contre toutes
les formes d’injustice ou d’oppression, de vivre en harmonie avec notre environnement
et de bâtir une société pacifique.
Mon rêve
Je tiens à mettre
en place “une éducation appropriée” pour mon peuple et lui donner les semences
de la pensée. Je suis allé en Inde et ai étudié à l’École de la Paix (campus de
Visthar) où j’ai eu beaucoup d’idées. Dans mon campus (mon rêve), il y aura une
école et un centre de formation rempli d’arbres, de fleurs et de légumes. Des
arbres, des fleurs et des légumes qui nous donneront des médicaments, de la
nourriture, de l’air frais et de la paix spirituelle. Je veux amener les
enfants déplacés et les enfants des zones de guerre dans mon campus pour qu’ils
étudient. Je ne doute pas que le véritable changement dans l’avenir est
l’éducation, et il existe de nombreux types d’enseignement. Je veux que la prochaine
génération connaisse les notions de vie, de paix, d’égalité, d’art, de musique,
de tradition, de culture et les moyens de surmonter l’injustice et
l’oppression. Que cette génération réfléchisse sur sa vie. L’éducation qui
permet à notre société et de manière pacifique, de se modifier.
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- Inquiétude pour la sécurité de cinq délégués syndicaux arrêtés par la junte
- Des boat people birmans, échoués en Indonésie, racontent leur odyssée
- Le Myanmar critique des radios étrangères pour leurs reportages
- Fin de la visite de Li Changchun dans quatre pays d'Asie-pacifique
- Des Paulois à la rescousse du peuple Karen
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Birmanie : inquiétude pour la sécurité de cinq délégués syndicaux
arrêtés par la junte HSS_15 avril 2009, par jesusparis
La CSI a condamné
l’arrestation par la junte militaire birmane de cinq délégués au Premier
Congrès national de la Fédération des syndicats de Birmanie (FTUB). Les
syndicalistes ont été appréhendés alors qu’ils rentraient du Congrès, qui s’est
clôturé le 24 mars. La CSI a été informée que l’Organisation internationale du
travail des Nations unies est intervenue auprès des autorités birmanes pour
obtenir leur libération.
Les syndicalistes
écroués sont :
U Zaw Myint Aung
(49 ans, enseignant, Okkalapa Sud, Rangoon) U Soe Oo (37 ans, travailleur
d’usine textile, Shwe Pyi Thar, Rangoon) Maung Tun Nyein (22 ans, travailleur,
usine textile Shwe Hninsi, Hlaing Thayar, Rangoon) Khine Lin Myat (22 ans,
travailleuse, usine textile UMH) Shwe Yi Nyunt (25 ans, aide infirmière et
étudiante en droit, Université de Rangoon Ouest.
Dans la lettre
qu’elle a adressée au général Than Shwe, chef de la junte militaire birmane ,
la CSI a également exprimé sa vive inquiétude concernant l’arrestation avec
intimidation par les autorités birmanes de plusieurs membres des familles des
cinq détenus. Une démarche qui vise, de toute évidence, à contraindre les cinq
syndicalistes à se plier à leurs ordres. La CSI est particulièrement inquiète
face au risque sérieux de torture associé au système pénitentiaire birman.
« Nous voici une fois de plus face à une
violation flagrante des droits humains fondamentaux par les dirigeants
militaires birmans. Par cette nouvelle action, la junte affiche une fois de
plus sa détermination à empêcher toute activité démocratique et à réprimer
d’une main de fer toute forme d’opposition. Nous demandons que les détenus
soient relâchés immédiatement et inconditionnellement et que les intimidations
et les menaces contre leurs familles cessent sur-le-champ », a déclaré Guy
Ryder, secrétaire général de la CSI.
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Des boat people birmans, échoués en Indonésie, racontent leur odyssée Le Monde_13 avril 2009
Les réfugiés ont
échoué, le 7 janvier, sur l'île de Weh, à l'extrême nord de l'Indonésie.
Jusqu'à ce dimanche 12 avril, ils n'en connaissaient toujours que le camp bien
gardé de la base navale, installée au bas d'une petite route, dans un des
faubourgs de Sabang, le chef-lieu de cette île couverte de palmiers qui tombent
dans la mer.
Exilés
politiques, selon eux-mêmes, ils affirment appartenir à l'ethnie Rohingya,
minorité musulmane de Birmanie maltraitée par le régime. Ils ont, disent-ils,
fui leur pays, à près d'un millier, en décembre 2008, à bord de quatre bateaux.
Rejetés par la Thaïlande, ils ont dû repartir sur des embarcations sans moteur
pour aboutir, au gré de la houle et du vent, sur les rivages des pays voisins.
Un des navires a coulé en mer, on ne sait rien des deux autres.
Pour l'Indonésie
et la Birmanie ils ne sont que des "migrants économiques" du
Bangladesh. Le 30 janvier, les autorités indonésiennes ont annoncé le renvoi de
ces 173 réfugiés après leur avoir refusé l'asile politique. Elles précisaient
que les ambassades birmane et bangladaise avaient été contactées, ainsi que
l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Pourtant, ils sont
toujours là, otages d'un imbroglio diplomatique dont personne ne semble pouvoir
s'extraire.
Si des ONG ont
été autorisées à fournir de l'aide humanitaire, l'Indonésie vient tout juste de
donner son accord à la visite du camp par le Haut-Commissariat de l'ONU pour
les réfugiés, qui devait s'y rendre le 14 ou le 15 avril, selon les sources.
Le camp est
interdit à la presse. Seul interlocuteur, le "médiateur du camp",
Mojes, qui dit faire le lien entre l'armée et les réfugiés, s'exécute quand le
commandant de la base lui demande de mettre un terme à l'entretien. "Les
réfugiés m'ont menti, assure-t-il, ils ne viennent pas de Birmanie mais du
Bangladesh, ils n'ont pas d'éducation, n'ont rien de politique ; ils migrent à
la recherche d'un salaire qui leur permettra de renvoyer de l'argent chez eux."
Pour seule vue du
lieu, il offre au visiteur celle des réfugiés qui vaquent, non loin, à leurs
occupations ; certains bavardent sous les trois grandes tentes militaires qui
leur servent de toit, d'autres se regroupent autour d'un camion-citerne.
"On les a récupérés à moitié morts, rappelle Mojes, maintenant, ils sont
forts, on les nourrit trois fois par jour, et ils font même du sport tous les
matins. Ils ont entre 17 et 40 ans et n'ont pas à se plaindre, ils sont
heureux." Un peu plus tard, un adjoint du maire de Sabang corrigera : ce
n'est pas l'armée, "c'est nous qui fournissons l'eau et une grande partie
de la nourriture."
Certains réfugiés
parviennent tout de même à livrer des éléments sur leur odyssée. "Jusqu'à
la Thaïlande, raconte Rasidullah, âgé de 30 ans, tout allait bien. Quand nous
sommes arrivés au large de ce pays, des militaires nous ont tiré dessus, puis
arrêtés et battus pendant trois jours ; on ne comprenait pas pourquoi ils
faisaient ça. Après, ils nous ont rejetés à la mer, certains bateaux n'avaient
plus d'essence, d'autres plus de moteur, c'était l'enfer, on n'avait plus
d'eau, plus de nourritures ; beaucoup sont morts en route, les gens devenaient
fous." Un de ses camarades, Tshoman, l'oeil vif, pas encore 25 ans, parle
d'un de ses amis, "mort en voulant rejoindre la côte à la nage". Puis
il s'agite, il vient d'apercevoir un militaire de la base : "Il faut qu'on
y aille, ils vont nous cogner."
La brutalité et
la violence de la marine thaïlandaise ont été corroborées par des touristes
présents sur les lieux des arraisonnements. Mais le principe de non-ingérence
dans les affaires intérieures entre membres de l'Asean (l'Association des
nations de l'Asie du Sud est), dont font partie l'Indonésie, la Birmanie et la
Thaïlande, complique la recherche d'une solution.
Jakarta semble
avoir suspendu, sans le dire, sa décision de renvoyer les réfugiés en Birmanie,
un geste qui heurterait la communauté internationale au regard des déclarations
de ce pays, qui a promis qu'il prendrait, à leur retour, les "mesures
nécessaires", laissant planer peu de doute sur leur nature menaçante. De
puissantes associations musulmanes indonésiennes ont appelé leur pays à faire
preuve de "clémence" vis-à-vis de "frères musulmans", comme
il l'avait fait au printemps 2006 avec d'autres Rohingyas arrivés sur l'île de
Weh. Le 3 février, près de 200 autres réfugiés avaient été secourus dans le
port de Langsa, sur la côte orientale de l'île de Sumatra.
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Le Myanmar critique des radios étrangères pour leurs
reportages XINHUA - 4 avr. 2009
Le média d'Etat
birman a critiqué dimanche quelques radios étrangères pour leurs reportages
inventés visant à nuire aux relations sino-birmanes. Certaines
radios ont rapporté durant la dernière semaine du mois de mars que des
nouvelles sur le Myanmar ont été diffusées le 25 mars dernier dans un programme
d'une télévision de la province chinoise du Yunan, a indiqué le jounral
New Light of Myanmar.
Quelques Occidentaux
et des groupes armés anti-gouvernementaux sont impliqués dans le
programme.
Selon le journal,
les nouvelles concernées n'ont pas été diffusées par la chaîne de la
province du Yunnan, mais elles l'ont été du 28 février au 1er mars par la
chaîne de télévision privée Feng Huang (Phoenix TV), basée à Hong
Kong. "Vu que Hong Kong est une zone administrative spéciale de
la Chine, et selon la politique d'un pays deux systèmes, la Chine
contrôle seulement les affaires étrangères et le secteur de la défense,
le gouvernement local de Hong kong a le droit de traiter d'autres
secteurs librement", a expliqué le journal.
"Les radios
et groupes anti-gouvernement, profitant du reportage de Phoenix TV, ont
inventé un mensonge comme si les nouvelles sur le Myanmar avaient été
diffusées par la télevision du Yunan, qui se trouve toujours sous la
surveillance du gouvernement chinois", a défendu le journal.
Par ailleurs, les observateurs locaux ont souligné que le developpement
des relations amicales de bon voisinage sino-birmanes se conforme à
l'intérêt des deux pays et deux peuples, et contribue à la paix, à la
stabilité et au développement dans la région.
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Fin de la visite de Li Changchun dans quatre pays
d'Asie-pacifique Radio Chine Internationale - 7 avr. 2009
Li Changchun,
membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti
communiste chinois (PCC), a terminé sa visite officielle d'amitié en Australie,
au Myanmar, au Japon et en République de Corée. Il est rentré à Beijing le 7
avril au soir.
Li Changchun a
effectué cette tournée en Asie-pacifique sur l'invitation des gouvernements de
ces quatre pays. Lors de sa visite au Myanmar, il s'est entretenu avec Than
Shwe, Président du Conseil pour la Paix et le Développement de l'Etat du
Myanmar et s'est présenté à la cérémonie de signature d'une série d'accords,
tel que l'« Accord gouvernemental sur la construction d'un oléoduc et d'un
gazoduc entre la Chine et le Myanmar ».
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Des Paulois à la rescousse du peuple Karen: Québec-Birmanie, un nouvel
organisme à Saint-Paul Journal L'Action - 14 avr. 2009
Leurs villages
ont été détruits par l'armée birmane. Des milliers d'entre eux ont été
contraints à l'exil. Préoccupée par la situation, Alexandra Lemay investit
temps, énergie et argent pour aider le peuple Karen à retrouver une meilleure
qualité de vie. Elle a fondé, il y a 11 mois, l'organisme Québec-Birmanie. Le
centre des opérations: Saint-Paul.
«Je suis arrivée en Thaïlande en janvier 2008.
J'ai travaillé pendant trois mois avec ceux qui se battent pour la démocratie.
Quand je suis revenue ici, j'ai commencé à élaborer le projet», explique Mme
Lemay.En moins de trois mois, 36 000 $ ont été amassés pour l'aide d'urgence et
l'enseignement au peuple Karen. Des bénévoles d'ici ont misé sur leur
créativité pour recueillir les dons. Vente de hot-dogs, maquillage, lave-auto,
de nombreuses activités de financement ont été organisées… Et la contribution
des gens a porté fruit.
«Nous avons fait plus que ce qu'on avait
prévu», souligne la globe-trotter. L'organisme a ouvert, en collaboration avec
des partenaires du milieu, un bureau à Mae Sot, en Thaïlande, à environ cinq
kilomètres de la frontière birmane. Ce lieu sert à l'enseignement de diverses
matières comme l'informatique, l'anglais et la couture.
à cette
initiative, s'ajoutent des interventions d'urgence qui consistent, notamment, à
distribuer de la nourriture, des couvertures, des vêtements, des produits
essentiels, du savon et des jouets. Les bénévoles sur le terrain confectionnent
et remettent également aux gens des tubes pour le transport du riz ainsi des
boîtes de matériel de premiers soins.
«Nous avons aidé environ un millier de
personnes durant notre première intervention», mentionne Mme Lemay.
Elle espère que
le travail qui sera entamé sur le terrain, dès août, sera tout aussi bénéfique
pour la population. «Nous voulons lancer un programme d'enseignement de
l'anglais sur deux ans, avec des spécialisations en couture, informatique,
leadership et formation médicale. De plus, nous continuerons la distribution de
matériel à l'intérieur de l'état Karen», souligne-t-elle.
L'objectif est de
former des gens de l'ethnie Karen afin qu'ils forment à leur tour leurs
confrères et consoeurs.
Pour atteindre
cet objectif, l'organisme Québec-Birmanie a besoin de la contribution des gens
d'ici. Alexandra Lemay espère recueillir 84 000 $ d'ici décembre. Pour ce
faire, de nombreuses activités de financement seront organisées. «Au début,
nous regroupions 25 bénévoles. Aujourd'hui, 61 personnes nous aident lors des
collectes de fonds», mentionne-t-elle. Elle espère que les Lanaudois seront
aussi généreux que l'an passé.
Pour s'impliquer
dans l'organisme Québec-Birmanie ou pour des informations: www.quebecbirmanie.com
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- Birmanie: Cinq partisans de Mme Suu Kyi arêtes
- WWF et les AT contre l’importation illégale de bois.
- La junte ouvre la porte à la rébellion des Karens
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Birmanie: Cinq partisans de Mme Suu Kyi arrêtés AFP_17 mars 2009
Les autorités
birmanes ont arrêté cinq membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND)
de Mme Aung San Suu Kyi, a annoncé mardi l'opposition, au lendemain d'un
rapport de l'ONU dénonçant la détention de 2.100 prisonniers politiques dans ce
pays gouverné par l'armée.Nyan Win, porte-parole de la LND, a indiqué à l'AFP
que quatre hommes et une femme appartenant à cette formation avaient été
arrêtés la semaine dernière, "sans qu'on connaisse les raisons ou les
lieux où ils ont été emmenés".
Dans un nouveau rapport
présenté lundi au Conseil des droits de l'homme, le rapporteur spécial de l'ONU
pour la Birmanie, Tomas Ojea Quintana, a fait état de plus de 2.100 prisonniers
politiques en Birmanie, dont beaucoup ont été jugés "à huis-clos" et
condamnés "sans preuve". M. Quintana, qui s'est rendu en Birmanie du
14 au 19 février, a relevé que les détenus manquaient de soins médicaux pendant
leur séjour en prison et subissaient de "mauvais traitements
physiques" durant leurs interrogatoires.
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WWF et les Amis de la Terre exhortent l’Union européenne à lutter fermement
contre l’importation illégale de bois. l'Humanité - Il y a 22 heures
Faire feu de tout
bois jusqu’au 24 avril : c’est la résolution qu’ont prise deux
associations environnementales qui lancent une campagne de lobbying en
direction des députés européens. Ce jour-là, le Parlement de l’UE votera une
directive visant à juguler l’importation de bois illégal. Satisfaits sur le
principe, WWF France et les Amis de la Terre ne le sont pas sur le contenu du
projet. Les deux organisations le trouvent trop frileux, et pour tout dire
moyennement efficace.
La future
réglementation ne prévoit pas de système indépendant de contrôle des
importations et ne fixe pas de sanctions claires, déplorent-elles. Les
activités illégales n’y sont pas nettement définies. Enfin, la traçabilité du
bois jusqu’au consommateur n’y est pas garantie. « Or, sans une vraie
traçabilité, impossible de lutter contre les importations délictueuses »,
assure Jean Bakouma, chargé du programme Forêts de WWF.
« Un
bois peut bien provenir de la Birmanie : s’il est passé par la Chine pour
être transformé en planches, il sera marqué made in China », poursuit-il.
Alors que beaucoup des pays exportateurs pâtissent d’une corruption forte et d’une
gouvernance faible, « seule une réglementation européenne vigoureuse peut
aujourd’hui freiner le phénomène ». La question n’est pas anecdotique.
L’Europe importe près de 27 millions de mètres cubes de bois illégaux par an,
estime WWF.
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La junte ouvre la porte à la rébellion des Karens Courrier International - Il y a 6 heures
L'Union
nationale karen (KNU), qui résiste depuis soixante ans les armes à la main au
pouvoir central birman, a donné son accord pour discuter d'un cessez-le-feu
avec la junte militaire, rapporte The Irrawady. La
rencontre, dont la date n'a pas encore été arrêtée, devrait se dérouler sous
les auspices de la diplomatie thaïlandaise qui a travaillé à ce rapprochement.
En vue de donner un vernis de légitimité aux élections de 2010, les généraux au
pouvoir tiennent à inclure dans le processus l'ensemble des forces d'opposition
et principaux groupes ethniques. Depuis plusieurs mois, la KNU est quant à elle
soumise à des pressions croissantes de la Thaïlande qui voit d'un mauvais œil
les commandants du mouvement installés sur son sol. Elle semble également
affaiblie par des défections croissantes et aurait donc intérêt à saisir cette
offre.
Reste que certains doutent de la sincérité de la proposition de la junte,
l'armée continuant de conduire des offensives contre les bases de la KNU.
"Le régime ne réfléchit qu'à la façon d'exploiter politiquement ces
négociations. En réalité, il ne cherche pas à faire la paix, mais seulement à
montrer à la communauté internationale qu'il fait un effort", estime Aung
Kyaw Zaw, un analyste birman basé sur la frontière sino-birmane.
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- Le numéro un birman enjoint aux partis d'ignorer les idéologies
"importées"
- Chine/Myanmar: attacher une grande importance aux relations
- Diaporama et film sur la Birmanie le 6 avril à
Paris
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Le numéro un birman enjoint aux partis d'ignorer les idéologies
"importées" AFP_27 mars 2009
Le chef de la
junte birmane a enjoint aux partis politiques avides de démocratie d'ignorer
les idéologies "importées" de l'étranger, alors que son armée
effectuait une nouvelle démonstration de force vendredi, à l'occasion d'un
défilé militaire annuel.
Plus de 13.000
soldats ont participé à cette parade, à l'ombre de statues géantes d'anciens
rois birmans, dans la nouvelle capitale administrative Naypyidaw, édifiée
depuis 2005 dans une région reculée du centre.
"La
démocratie aujourd'hui (en Birmanie) est à un stade naissant et requiert encore
une attention patiente", a affirmé le numéro un du régime, le
généralissime Than Shwe, dans un discours de 25 minutes. "Certaines
parties se sont tournées vers des pays étrangers pour la direction et
l'inspiration" et ont "suivi, de manière irrationnelle, des
idéologies et des directives importées", a dit le dirigeant de 75 ans,
vêtu d'un uniforme bardé de médailles. Dans le passé, la junte a accusé la Ligue
nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, assignée à
résidence depuis 2003, d'agir systématiquement "contre les intérêts de
l'Etat" birman, avec le "soutien actif" des Etats-Unis et de
leurs alliés.
Aujourd'hui, a
affirmé Than Shwe, "les partis politiques doivent fonder leurs campagnes
sur un engagement de non-désintégration de l'Union et de la solidarité
nationale". En 2008, alors qu'un cyclone meurtrier venait de ravager le
sud de la Birmanie (138.000 morts ou disparus), le gouvernement des généraux
avait fait adopter, lors d'un référendum controversé, une nouvelle Constitution
favorable à l'armée, au pouvoir depuis 1962. Dans le cadre d'une "feuille
de route" en vue de l'avènement d'une "démocratie disciplinée",
Than Shwe, numéro un birman depuis 1992, a également l'intention d'organiser
des élections en 2010, mais les pays occidentaux doutent de la régularité du
processus s'il n'inclut pas la LND et d'autres groupes de l'opposition.
Mme Suu Kyi, 62
ans, lauréate du prix Nobel de la paix, a été privée de liberté pendant la
majeure partie des 19 dernières années. Son parti avait largement remporté des
élections pluralistes en 1990, mais les militaires avaient refusé de se
conformer aux résultats. Selon un enquêteur des Nations unies qui a visité en
février ce pays reclus, il y a aujourd'hui plus de 2.100 prisonniers
politiques, dont plusieurs dizaines ont été condamnés récemment à de lourdes
peines pour avoir participé aux grandes manifestations de 2007, conduites par
des moines bouddhistes et réprimées par les autorités.
L'Union
européenne et les Etats-Unis ont renforcé leurs sanctions contre la Birmanie
après ces évènements. En début de semaine, la junte a bruyamment annoncé la
visite d'un haut responsable du département d'Etat américain, mais Washington a
démenti tout "changement de politique" tout en précisant qu'un
réexamen est "en cours". Les plus hauts responsables de l'armée et du
gouvernement birmans ont assisté à la cérémonie de Naypyidaw où la sécurité
avait été renforcée au lendemain de l'explosion mystérieuse d'une bombe à
Rangoun (sud), la plus grande ville du pays, qui a tué un homme et blessé deux
femmes, selon les autorités.
Li
Changchun, un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC), a
déclaré jeudi à Naypyitaw que le PCC et le gouvernement chinois
attachaientt une grande importance à ses relations avec le Myanmar. Li,
arrivée mercredi à Rangoon pour une visite officielle au Myanmar, a tenu
ces propos lors de ses entretiens avec Tin Aung Myint Oo, premier
secrétaire du Conseil d'Etat de paix et de développement du Myanmar. Il a
proposé de maintenir les échanges de haut niveau et d'approfondir la
confiance mutuelle dans le domaine politique pour renforcer les relations
bilatérales. Sur la coopération économique. M. Li a proposé de renforcer
la coopération dans les grands projets dans les domaines de
l'énergie, des transports et des télécommunications
"La Chine
continuera à encourager ses entreprises à investir au Myanmar ou à
participer à la construction des infrastructures, a-t-il ajouté.
Tin Agunt Myint
Oo s'est félicité des propositions de Li, disant qu'une Chine en
développement est une force importante pour le
maintient de la paix dans la région et dans le
monde. Il a réaffirmé la politique du Myanmar de développer
activement la coopération avec la Chine dans tous les domaines et la
politique d'une seule Chine de son pays.
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Diaporama et film sur la Birmanie le 6 avril à Paris
Lundi 6 avril à 20h :
Dans l’ombre de ton sourire. Birmanie, d’un enfer à
l’autre
Diaporama (42 mn) et film (13 mn, Cinergie productions,
pour M6- 66 minutes)
"Dans
l'ombre de ton sourire" revient sur les 5 mois de voyage sur les routes
birmanes, de Sophie Delatte. En 2006, elle laisse derrière elle sa vie
d'expatriée en Malaisie et Thaïlande. Elle apprend un nouveau rythme de vie et
se confronte à une culture proche des éléments naturels et de la spiritualité.
En chemin elle
rencontre une famille qui a perdu la trace de sa fille partie travailler en
Malaisie. Elle s'en va à sa recherche et redécouvre ce pays d'adoption qui ne
lui avait apporté que douceur et luxe. La Malaisie montre son nouveau visage à
travers les yeux des clandestins birmans mais lui apprend aussi beaucoup plus
qu'elle n'en savait sur la Birmanie et ses sourires silencieux. La seconde
réalisation de Sophie Delatte raconte son retour en 2008 auprès des réfugiés
Birmans de Malaisie.
Lieu : Le Studio des Ursulines, 10, rue des Ursulines, Paris 5*.
Tarif : 5,50 €
Accès : RER :
Luxembourg (sortie rue de l'Abbé de l'Épée), Bus : 21, 27 (Feuillantines), 38
(Val de Grâce), 82 (Auguste Comte), 83 (Port Royal Saint Jacques), 84
(Panthéon), 89 (Mairie du V-Panthéon), 91 (Port Royal Saint Jacques). Métro le
plus proche: Censier Daubenton (Ligne 7). Tarif : 5,50 € /projection. 14 € /3
projections.
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- Un responsable americain rencontre la junte et l`opposition - La détention
d'Ang San Suu Kyi viole aussi le droit birman, selon l'ONU - Campagne mondiale pour la
libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Un responsable americain rencontre la junte et l`opposition Romandie_25 mars 2009
Un haut responsable américain s'est entretenu en Birmanie
avec un représentant de la junte au pouvoir et avec des responsables de la
Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi,
a-t-on appris mercredi.
Stephen
Blake, directeur des Affaires du Sud-Est asiatique au département d'Etat, s'est
entretenu mardi avec le ministre birman des Affaires étrangères, Nyan Win, dans
la nouvelle capitale Naypyidaw, a annoncé mercredi le quotidien New Light of
Myanmar, organe officiel de la junte. Les deux hommes ont eu "des
discussions cordiales sur des sujets d'intérêt mutuel et la promotion de
relations bilatérales", a précisé le journal. La visite inhabituelle du
diplomate américain intervient alors que l'administration du président Barack
Obama a déclaré chercher des moyens plus efficaces pour faire évoluer ce pays
et aider sa population.
Selon
des sources officielles à Naypyidaw, il s'agissait de la première visite d'un
haut responsable américain dans la nouvelle capitale birmane. Blake s'est
ensuite rendu à Rangoun au siège de la LND, le parti d'opposition dont le
leader, le prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, a passé la plus grande
partie des 19 dernières années assignée à résidence.
Il
s'y est entretenu pendant une heure avec les membres du comité central de la
LND, a déclaré à l'AFP un porte-parole du parti. Selon cette source, M. Blake
les a interrogés sur les opinions de la LND sur la situation politique récente
et sur les élections prévues en 2010. Nous lui avons dit que nous n'avions pas
décidé si nous y participerions ou non", a déclaré le porte-parole. Il a
ajouté que M. Blake n'était "pas porteur d'un message" et qu'il
n'avait pas évoqué le cas d' Aung San Suu Kyi. Un responsable de l'ambassade
des Etats-Unis a qualifié de "routine" la visite de M. Blake.
"Ce qu'il a fait durant ce voyage n'est pas différent que ce qu'il a fait
dans d'autres pays et n'est pas différent de ce qu'ont fait d'autres
directeurs" (au département d'Etat), a déclaré ce responsable sous couvert
d'anonymat.
Le
mois dernier, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait déclaré que
Washington avait entrepris de "réexaminer" sa politique vis-à-vis de
la Birmanie, après huit années de présidence de George W. Bush qui avait placé
le régime des généraux parmi ses "bêtes noires".Les Etats-Unis "ont
été le premier pays à reconnaître notre indépendance de la Grande-Bretagne en
1948", a rappelé un responsable birman à l'AFP. Mais par la suite,
"ils ont mal compris la situation de notre pays après le soulèvement de
1988", selon lui.
L'Union
européenne et les Etats-Unis ont imposé il y a plus de dix ans des sanctions
contre la Birmanie, qui ont été renforcées après la répression en 2007 par la
junte actuelle d'un puissant mouvement de protestation contre la vie chère,
conduit par des moines bouddhistes.
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La détention d'Ang San Suu Kyi viole aussi le droit birman, selon l'ONU La Presse Canadienne_23 mars 2009
La privation de
liberté prolongée de l'opposante Aung San Suu Kyi viole non seulement le droit
international, mais aussi le propre droit birman, selon un avis juridique du
Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies.
La prix Nobel de
la paix a passé 13 des 19 dernières années assignée à résidence, la junte
militaire birmane prolongeant sa détention malgré les appels de la communauté internationale.
Le dernier renouvellement (2008) de l'ordre de placement de Mme Suu Kyi en
résidence surveillée ne viole pas seulement le droit international mais les
lois intérieures de la Birmanie", note le document onusien adressé au
gouvernement birman que s'est procuré l'Associated Press.
Le groupe de
travail, une instance du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, note que la
responsable de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) est détenue dans le
cadre de la loi sur la protection de l'Etat de 1975 qui n'autorise le
renouvellement des ordres d'arrestation que pendant un maximum de cinq ans.
Cette période s'est terminée à la fin du mois de mai 2008.
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Un haut responsable chinois rencontre le dirigeant du
Myanmar
Xinhua News_26 mars 2009
Li
Changchun, un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC), s'est
entretenu jeudi à Nay Pyi Taw, capitale birmane, avec Than Shwe, président
du Conseil d'Etat pour la paix et le développement du Myanmar
(SPDC), sur le développement des relations amicales de bon
voisinage entre la Chine et le Myanmar.
M.
Li, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du
PCC, effectue une visite au Myanmar à l'invitation du gouvernement
birman. Lors de leur entretien, M. Li a tranmis la salutation du
président chinois Hu Jintao à Than Shew et a fait l'éloge des
bonnes relations entre les deux pays. Le responsable chinois a
également loué les progrès réalisés par le Myanmar dans la contruction
politique, la réconciliation nationale, le développement économique et
l'amélioration des conditions de vie en faveur de la population.
Pour
sa part, Than Shwe a salué les réalisations socio-économiques chinoises.
Il a réitéré que le Myanmar soutient la Chine sur les questions liées à ses
intérêts primordiaux. Le Myanmar est la seconde étape d'une tournée de Li
Changchun dans quatre pays, tournée qui l'a déjà conduit en Australie et
l'amènera également en Corée du Sud et au Japon.
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- La junte birmane arrête cinq membres du parti d'Aung San Suu Kyi
- Yade dénonce le projet de la junte birmane de rester au pouvoir après
2010
- Campagne mondiale pour la libération de tous les prisonniers politiques
en Birmanie
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La junte birmane arrête cinq membres du parti d'Aung San Suu Kyi AP_13 mars 2009
La junte birmane
a arrêté cinq membres de la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu
Kyi, a indiqué un porte-parole du parti, au lendemain d'un appel de l'ONU
demandant la libération de 2.100 prisonniers politiques. La police a arrêté
dimanche à son domicile Kyi Lwin, qui n'est plus un militant actif depuis une
attaque cardiaque survenue l'an dernier, a précisé le porte-parole de la Ligue,
Han Tha Myint. "On ignore pourquoi. La police a dit à sa famille qu'il
allait être interrogé."
Quatre autres
militants ont été arrêtés la semaine dernière, dont Myint Myint San, dit Ma
Cho, ancien membre du comité de soutien social du parti d'Aung San Suu Kyi. Les
trois autres sont Sein Hlaing, Shwe Gyo et Thein Lwin, des membres actifs
d'après le porte-parole. L'enquêteur du conseil des droits humains des Nations
unies, Tomas Ojea Quintana, avait lancé un appel à la junte pour la libération
de 2.100 prisonniers politiques birmans lundi. Les tribunaux militaires les ont
condamnés à des peines allant jusqu'à 104 ans. AP
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Yade dénonce le projet de la junte birmane de rester au pouvoir après 2010 AFP_13 mars 2009
Rama Yade,
secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme, s'est inquiétée jeudi de
l'intention de la junte birmane de "se maintenir au pouvoir" après
des élections prévues en 2010 et a justifié les sanctions occidentales tant
qu'il n'y aura "aucun geste" des généraux. Dans un entretien avec
l'Agence France-Presse, dont l'AFPTV, à Bangkok où elle fait actuellement une
visite, Mme Yade a vivement déploré qu'"aujourd'hui, la junte birmane ne
bouge pas" en dépit des demandes répétées de la communauté internationale
en vue de la libération de quelque 2.000 prisonniers politiques, dont la
célèbre opposante Aung San Suu Kyi.
La responsable
française a indiqué qu'elle rencontrerait "bientôt" le médiateur des
Nations unies Ibrahim Gambari "pour à nouveau réfléchir aux
solutions". M. Gambari a séjourné le mois dernier en Birmanie où il a pu
rencontrer Mme Suu Kyi, 63 ans, lauréate du prix Nobel de la paix toujours
assignée à résidence. "La situation politique est bloquée" et
"nous sommes préoccupés par la poursuite de sa feuille de route par la
junte qui voudrait se maintenir au pouvoir après 2010 alors que des élections
sont prévues pour 2010", a dit Mme Yade.
"Ce rythme
là n'est pas celui que nous avons souhaité, qui est la réconciliation nationale
sur une base inclusive, c'est-à-dire incluant la LND (Ligue nationale pour la
démocratie de Mme Suu Kyi), ce qui n'est pas encore le cas".
Rama Yade a
rappelé qu'en mai 2008, un référendum constitutionnel, organisé par les
généraux, avait donné lieu à "un résultat stalinien, avec 92% de oui et
99% de participation, en plein cyclone Nargis qui a fait 140.000 morts. Nous
avons dit notre très vive préoccupation et notre incompréhension". L'Association
des nations du Sud-Est asiatique (Asean), dont la Birmanie est membre, s'est
saisie du dossier "mais cette saisine doit se maintenir parce que le
meilleur moyen de faire évoluer la junte, c'est de passer par les pays
asiatiques", a estimé la secrétaire d'Etat.
Comme on lui
faisait remarquer que les sanctions, imposées il y a plus de dix ans par
l'Union européenne et par les Etats-Unis, n'avaient pas abouti jusqu'ici à
l'ouverture escomptée en Birmanie, elle a répondu: "nous les avons même
renforcées (après la répression en septembre 2007 des grandes manifestations de
moines bouddhistes) parce que nous n'avons eu aucun geste de la part des
autorités birmanes". "Ce que nous faisons, c'est une pression
diplomatique. Si vous considérez que les Asiatiques interviennent de manière
ponctuelle, ces interventions existent quand même. Quelle autre solution
voyez-vous?", a-t-elle demandé.
"Nous ne
sommes pas des adeptes du coup de force. Nous avons des outils, des instruments
qui nous permettront de maintenir cette pression, tout en préservant la
population des effets des sanctions qui concernent la junte", a souligné
Rama Yade en rappelant que l'Union européenne était "le premier
contributeur humanitaire en Birmanie".
Elle a précisé
qu'elle avait écrit à ses homologues, "notamment allemand", pour
réfléchir à "de nouvelles pistes d'action". "Nous travaillons
ainsi parce qu'il n'y a pas d'autre solution. D'un côté, il y a les sanctions
contre la junte, de l'autre, il y a l'aide humanitaire à la population et,
globalement, il y a une pression diplomatique exercée à différentes échelles,
au niveau de l'Asean, des Nations unies, du Conseil des droits de l'homme, et
nous espérons que cela produira des résultats".
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Campagne mondiale pour la libération de tous les prisonniers politiques en
Birmanie Reporters sans Frontières_18 mars 2009
Une campagne
mondiale de signatures en faveur de la libération des prisonniers politiques
est lancée vendredi 13 mars 2009, pour la journée des droits de l’homme en
Birmanie.Une coalition d’organisations
birmane démocrates en exil ainsi que de nombreuses associations de soutien à la
cause birmane prennent part à cette campagne, aux quatre coins du monde : plus
de 160 organisations de 24 pays se sont unies pour lancer cette action. La
campagne vise à collecter 888.888 signatures avant le 24 mai 2009, date où
devrait être levée légalement l’assignation à résidence qui frappe le Prix
Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. On dénombre aujourd’hui plus de 2100
prisonniers politiques en Birmanie.
La pétition
lancée demande au Secrétaire général de l’ONU M. Ban Ki-Moon de faire de la
libération de tous les prisonniers politiques sa priorité et de s’y engager
personnellement, car c’est une condition indispensable à l’établissement de la
démocratie dans ce pays. L’objectif des 888.888 signatures fait écho au 8.8.88,
date à laquelle un soulèvement populaire réclamant l’instauration de la
démocratie avait été violemment écrasé par la junte militaire, 3.000 personnes
ayant alors trouvé la mort. Tate Naing, ancien prisonnier politique et
secrétaire de l’Association d’Assistance aux Prisonniers Politiques Birmans
confie : « Les prisonniers politiques ne sont pas des criminels. Ce sont des
citoyens qui se sont mobilisés pour exiger liberté et démocratie. Sans la
libération de tous les prisonniers politiques, il ne peut y avoir de paix et de
stabilité dans notre pays. Nous avons besoin que le Secrétaire général de l’ONU
intervienne personnellement sur cette question. Cette campagne est l’occasion
de montrer à Ban Ki-Moon combien de personnes, à travers le monde, se sentent
concernées par ce problème. »
La campagne est
relayée dans des dizaines de pays. En France, les organisations Info Birmanie,
la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Reporters
Sans Frontières et la Communauté Birmane de France se mobilisent en soutien à
la cause birmane, pour la libération immédiate et inconditionnelle de tous les
prisonniers politiques birmans.
Une campagne de
signatures en ligne est lancée, retrouvez la pétition sur le site d’Info
Birmanie : www.info-birmanie.org .
Pour plus de
renseignements, prière de contacter :
Htin Kyaw Lwin,
porte-parole de la Communauté Birmane de France : 06 71 48 80 22
RANGOUN — Les
autorités birmanes ont arrêté cinq membres de la Ligue nationale pour la
démocratie (LND) de Mme Aung San Suu Kyi, a annoncé mardi l'opposition, au
lendemain d'un rapport de l'ONU dénonçant la détention de 2.100 prisonniers
politiques dans ce pays gouverné par l'armée.
Nyan Win,
porte-parole de la LND, a indiqué à l'AFP que quatre hommes et une femme
appartenant à cette formation avaient été arrêtés la semaine dernière,
"sans qu'on connaisse les raisons ou les lieux où ils ont été
emmenés".
Dans un nouveau
rapport présenté lundi au Conseil des droits de l'homme, le rapporteur spécial
de l'ONU pour la Birmanie, Tomas Ojea Quintana, a fait état de plus de 2.100
prisonniers politiques en Birmanie, dont beaucoup ont été jugés "à huis-clos"
et condamnés "sans preuve".
M. Quintana, qui
s'est rendu en Birmanie du 14 au 19 février, a relevé que les détenus
manquaient de soins médicaux pendant leur séjour en prison et subissaient de
"mauvais traitements physiques" durant leurs interrogatoires.
L'armée est au
pouvoir en Birmanie depuis 1962 et Mme Suu Kyi, assignée à résidence depuis
2003, a elle-même été privée de liberté pendant la majeure partie des 19
dernières années.
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- Le chef du HCR en visite en Birmanie
- Rama Yade se rend en Thailande (12 au 14 mars 2009)
- Myanmar : ouverture d'enquêtes sur deux attentats à la bombe
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Le chef du HCR en visite en Birmanie leJDD.fr_10 mars 2009
Selon un
responsable de l'ONU, le haut commissaire des Nations unies aux réfugiés,
Antonio Guterres, a rencontré des ministres birmans lors de sa première visite
officielle en Birmanie, cette semaine, et il devait se rendre dans une région
où vit la minorité rohingya. Les autorités birmanes ne reconnaissent pas les
Rohingyas, qui parlent un dialecte bengali, en tant que minorité ethnique.
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Rama Yade se rend en Thailande (12 au 14 mars 2009) France diplomatie_10 mars 2009
Rama Yade,
secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’Homme, se
rendra en Thaïlande du 12 au 14 mars, pour renforcer les relations bilatérales
avec ce pays, l’un des principaux partenaires de la France en Asie du
Sud-est.La secrétaire d’Etat
s’entretiendra à cette occasion avec le ministre des Affaires étrangères Kasit
Piromya, pour évoquer les questions bilatérales, aussi bien économiques,
politiques que culturelles, mais aussi les enjeux régionaux, en particulier la
Birmanie. Rama Yade rencontrera également des personnalités thaïlandaises,
engagées dans la défense des droits de l’Homme .
Au cours de son
déplacement, la secrétaire d’Etat se rendra, à Bangkok, dans un centre
d’assistance aux victimes de traite d’êtres humains, qui offre protection aux
enfants et aux femmes de toutes nationalités, victimes de travail forcé,
d’exploitation sexuelle, et de mendicité forcée. Elle se rendra également à
Chiang Mai, dans un hôpital spécialisé dans le traitement du sida, et dans
lequel l’Institut français de Recherche pour le Développement mène un projet
sur la transmission du virus de la mère à l’enfant.
La secrétaire
d’Etat se rendra enfin au camp de Ban Mai Nai Soi, au Nord de la Thaïlande, où
vivent prés de 20 000 réfugiés birmans. L’objectif est de renforcer la
coopération entre le gouvernement thaïlandais et les principaux donateurs
d’aide en faveur des réfugiés, parmi lesquels l’Union européenne.
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Myanmar : ouverture d'enquêtes sur deux attentats à la bombe Xinhua_5 mars 2009
Les autorités
birmanes vontouvrir des enquêtes sur
deux explosions à la bombe survenues dansla nuit de mardi, appelant les habitants à rapporter touteinformation concernant cet incident.Les deux explosions, qui n'ont fait aucune
victime, se sontproduites à deux
endroits de l'agglomération de Rangoon, à plusd'une heure d'intervale. La première a explosé dans le parc dePadonma à Myaynigone, dans la ville de
Sanchaung, et la secondedans un
terminal d'autobus à Hledan, dans la ville de Kamayut.
Il s'agit de la
troisième série d'attentats à la bombeperpétrée
à Rangoon depuis le 9 septembre dernier. Un bus avaitalors explosé près de Hledan, blessant trois
passagers etdétruisant presque
complètement le véhicule. La seconde explosionétait survenue le 25 septembre dans un terminal d'autobus situé àl'extérieur du jardin Maha Bandoola, dans le
centre de la ville,blessant quatre
personnes dont trois femmes. En février dernier, deux bombes ont également
explosé dans le district de Bago sans faire de victime.